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RAPPEL: Les effets indésirables (EI) et la sécurité des médicaments continuent de faire l'objet de larges débats. Pour autant, on manque grandement d'informations sur la prévalence des effets indésirables ressentis subjectivement (EIRS) et leur gêne subséquente dans la population générale.
OBJECTIFS: Analyser, sous l'angle épidémiologique, les EIRS eu égard aux aspects d'occurrence et d'état de santé.
MÉTHODES: Enquête postale auprès d'un échantillon randomisé de personnes habitant en Suède, âgées de 18 à 84 ans; 61% (N = 4875) ont répondu au questionnaire. Les EIDR autodéclarés survenus au cours d'une période de 2 semaines d'utilisation de médicaments prescrits, ou obtenus sans ordonnance ou à base de plantes ont été répertoriés selon la classification des effets indésirables de Meyler. L'état de santé ressenti a été autoévalué à l'aide d'une échelle visuelle analogique échelonnée de 0 (pire état de santé possible/décès) à 1 (état de santé parfaite).
RÉSULTATS: Des EIRS ont été rapportés par 6.4% de l'ensemble des sujets de l'étude; 10.2% des 2,851 d'utilisateurs de médicaments prescrits; 1.0% des 2862 utilisateurs de médicaments sans ordonnance, et 0.1% des 1352 utilisateurs de médicaments à base de plantes. Sur l'ensemble de l'échantillon, 3.3% ont rapporté des EIRS touchant le système nerveux, 2.6% le système digestif et 0.6% le système cardiovasculaire. Les utilisateurs de médicaments sur ordonnance faisant état de EIRS ont côté en moyenne leur état de santé à 0.655 contre 0.744 pour ceux n'ayant pas éprouvé de EIRS. Parmi les utilisateurs de médicaments sans ordonnance ou à base de plantes, les scores correspondants étaient de 0.720 et 0.818. Ceux qui n'avaient utilisé aucun type de médicaments ont estimé leur niveau de santé à 0.846.
CONCLUSIONES: Aussi bien la prévalence des EIRS que le niveau de détérioration de l'état subjectif de santé chez les personnes qui les éprouvent reflètent l'importance des perceptions subjectives individuelles en matière de santé publique. Malgré tout, un sondage de ce type ne peut suffire à établir des relations de causes à effets. Qui plus est, d'autres facteurs tels que des comorbidités ou des déceptions par rapport aux résultats thérapeutiques pourraient aussi être associés à la détérioration de l'état de santé.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K488
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