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RÉSUMÉ DU CAS: Une femme de 78 ans a été admise au centre médical avec une détérioration rapide de sa maladie d'Alzheimer et une myoclonie progressive. En 2002, le donépézil avait été débuté et la maladie avait depuis progressé lentement. En 2006, la mémantine a été ajoutée. En 2007, une infection urinaire a été traitée avec le triméthoprim/sulfaméthozaole (TMP/SMX) et une activité myoclonique et des symptômes de délire avaient été observés. Après l'arrêt de ce médicament, la patiente est revenue à la normale. Quelques semaines plus tard, le TMP 100 mg par jour a été ajouté en prophylaxie des infections urinaires. En quelques semaines, une activité myoclonique spontanée et généralisée est réapparue à un point tel que la patiente ne pouvait plus marcher. Les symptômes de délire sont aussi réapparus. Une semaine précédent l'admission, le lévodopa/carbidopa 250/100 mg a été débuté pour traiter un syndrome des jambes sans repos et la patiente est devenue très délirante et agitée, si bien qu'une hospitalisation a été requise. A cause de la similarité des symptômes de toxicité rapportée avec une aminoadamantine presque identitique (amantadine), la mémantine a été conservée. Le TMP a été cessé à cause d'une interaction probable avec la mémantine. Le donépézil et la famotidine ont été conservés pour des raisons thérapeutiques. Après 3 jours, la myoclonie avait complètement disparue et la patiente n'était plus agitée ni combative durant le reste de l'hospitalisation. La patiente était coopérative, ambulatoire et a reçu son congé de l'hôpital.
DISCUSSION: La mémantine est principalement éliminée par voie rénale et devrait être ajustée en cas d'insuffisance rénale. Certains médicaments peuvent interférer avec son excrétion rénale, principalement ceux utilisant le transportateur-2 de cation organiques dans le tubule, comme le TMP, la metformine ou l'imiprimine et peuvent mener à une accumulation. La patiente avait une fonction rénale diminuée lorsque la mémantine avait été débutée et le TMP ajouté. Elle a développé une myoclonie sévère et du délire. Comme il n'y a pas de cas rapportés dans la littérature de myoclonie et de délire liés à cette combinaison de médicaments et à cause de la similarité entre la mémantine et l'amantadine (toutes 2 des aminoadamantines) aux points de vue structurel, pharmacologique, et cinétique, une recherche a été effectuée afin de trouver des effets indésirables similaires avec l'amantadine. L'amantadine a été associée aux mêmes effets indésirables observés chez la patiente non seulement chez les patients atteints d'insuffisance rénale mais aussi dans un cas dans lequel le TMP avait été ajouté à une dose stable d'amantadine.
CONCLUSIONS: Il s'agit du premier cas rapporté concernant une interaction entre la mémantine et le TMP résultant en une myoclonie et délire importants. Les cliniciens devraient être au fait de la similarité entre la mémantine et l'amantadine et de cette possible interaction médicamenteuse.
Traduit par Nicolas Paquette-Lamontagne
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K619
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