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HISTORIQUE: Des études rétrospectives chez les patients hospitalisés et atteints de VIH ont dénotées une fréquence élevée d'erreurs. Des évaluations antérieures ont démontré que 10-30% des patients hospitalisés infectés par le VIH ont subi une erreur dans leurs soins.
OBJECTIFS: Cette étude a été conçue pour évaluer de façon prospective les erreurs reliées à la prescription d'antirétroviraux (ARV) pour les patients hospitalisés dans un centre de soins tertiaire et l'association des facteurs de risques avec la fréquence de ces erreurs.
MÉTHODOLOGIE: Les patients infectés par le VIH et poursuivant leurs ARV à l'admission dans un vaste établissement de santé avec vocation d'enseignement entre janvier et avril 2006 ont été inclus dans cette étude. Les soins et l'évaluation de ces patients ont été effectués sur une base quotidienne par un pharmacien clinicien spécialisé en maladie infectieuse/VIH. Toutes les erreurs ont été documentées et classées en fonction d'une échelle de sévérité.
RÉSULTATS: Parmi les 68 patients rencontrant les critères d'inclusion de l'étude, au moins une erreur s'est glissée dans le régime thérapeutique initial contre le VIH chez 72% d'entre eux. L'erreur avait un potentiel de causer un malaise modéré à sévère ou une détérioration clinique chez 56% des patients. Les patients sous traitement VIH basé sur l'atazanavir avait une fréquence d'erreurs statistiquement significative tout au long de leur hospitalisation (Risque relatif [RR] 1.5; Intervalle de confiance [IC] 1.25 à 3.04; p = 0.02). L'utilisation de combinaisons de médicaments contre le VIH non inscrites au formulaire du centre hospitalier augmentait le risque du patient d'avoir plus d'une erreur dans son régime thérapeutique d'ARV à l'admission et durant l'hospitalisation (RR 1.69; IC 1.03 à 2.78; p = 0.02). Les recommandations du pharmacien clinicien ont toutes été acceptées.
CONCLUSIONS: Les patients hospitalisés atteints du VIH avaient un taux initial élevé d'erreurs dans la continuation de leur traitement avec des ARV et des erreurs ont été observées tout au long de leur hospitalisation. La fréquence élevée et alarmante d'erreurs potentiellement nocives découvertes dans cette étude a nécessité une investigation additionnelle avec l'utilisation d'un échantillon de plus grande envergure. Des interventions pour réduire et prévenir ces erreurs doivent être trouvées pour éliminer les préjudices involontaires associés à l'hospitalisation.
Traduit par Chantal Guévremont
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K547
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