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INTRODUCTION: Les agents dopaminergiques représentent la principale thérapie pour le traitement du syndrome des jambes sans repos (SJSR). Cependant, il n'existe aucune directive claire sur le traitement du SJSR et aucune étude n'a évalué l'utilisation adéquate des agents dopaminergiques dans le SJSR.
OBJECTIF: Évaluer l'utilisation des agonistes dopaminergiques pour le traitement du SJSR en milieu ambulatoire en se basant sur les évidences les plus récentes.
DEVIS EXPÉRIMENTAL: Une révision rétrospective de l'utilisation de médicaments dopaminergiques a été effectuée pendant la période allant du 1er juillet 2006 au 31 juillet 2007. Les dossiers médicaux des patients ayant reçu de la lévodopa ou un agoniste dopaminergique pour le traitement du SJSR ont été revus. Les données suivantes ont été compilées: données démographiques, comorbidités, données de laboratoire, doses de lévodopa ou d'agoniste dopaminergique, spécialité du prescripteur, et utilisation d'alcool, tabac, et caféine.
RÉSULTATS: Au total, 27 patients ont été inclus. Vingt-deux (81%) patients recevaient de la lévodopa, et 5 (19%) de la ropinirole. La sévérité du SJSR n'était documentée que chez 2 (7%) patients. Les taux sériques de ferritine et la capacité totale de saturation de la transferrine (Tsat) n'ont pas été obtenus chez 18 (67%) et 20 (74%) patients respectivement. Deux (7%) patients avaient un niveau de ferritine de moins de 50 ng/mL et 7 (26%) patients avaient un niveau de ferritine de plus de 50 ng/mL. Quatorze (52%) patients recevaient aussi des antidépresseurs et 6 (22%) patients recevaient des anti-histaminiques causant de la sédation. L'usage d'alcool et de tabac était documenté chez 2 (7%) et 8 (30%) patients respectivement. Vingt-six (96%) prescripteurs étaient des médecins de premier recours.
CONCLUSIONS: La plupart des patients souffrant de SJSR recevaient de la lévodopa plutôt que les agonistes dopaminergiques approuvés pour cet usage par la FDA des États-Unis. Les niveaux de ferritine et la capacité Tsat n'étaient pas obtenus dans la plupart des cas. Les résultats de cette étude confirment les besoins d'éducation des professionnels de la santé sur l'utilisation adéquate de la lévodopa et des agonistes de la dopamine pour le traitement du SJSR. Une utilisation adéquate de ces agents pourra contribuer à réduire le nombre d'effets indésirables, les complications, et les coûts.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K667
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