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OBJECTIF: Décrire un cas de thrombose tardive d'un tuteur coronarien survenue suite à l'arrêt d'une double thérapie antiplaquettaire chez un patient ayant un antécédent de thrombose d'un tuteur.
RÉSUMÉ DU CAS: Un homme de 62 ans ayant une histoire de maladie coronarienne, de syndromes coronariens aigus multiples ayant nécessité des interventions coronariennes percutanées avec installations de plusieurs tuteurs et d'un épisode de thrombose aiguë d'un tuteur ayant résulté en un infarctus du myocarde avec élévation du segment ST s'est présenté à l'hôpital avec une douleur thoracique non soulagée par la prise de 4 doses de nitroglycérine sublinguale. Cinq jours plus tôt, le patient avait été avisé de cesser l'aspirine et le clopidogrel en vue d'une intervention à sa cheville gauche. Le patient a été conduit en salle d'hémodynamie cardiaque où une thrombose d'un tuteur médicamenté au sirolimus et installé trois ans auparavant a été constatée. Une thrombectomie et une angioplastie ont alors été effectuées sans complications subséquentes.
DISCUSSION: La thrombose d'un tuteur associée aux tuteurs médicamentés constitue un phénomène physiopathologique complexe influencé par différents facteurs en lien avec le patient, la procédure et le tuteur lui-même. L'application de ces facteurs de risque pour quantifier le risque de thrombose d'un tuteur chez un patient en particulier est encore inconnue. L'arrêt d'une double thérapie antiplaquettaire à base d'aspirine et d'une thiénopyridine a été reconnu comme un facteur de risque majeur de thrombose d'un tuteur mais la durée de traitement optimale avec cette double thérapie demeure inconnue. Les recommandations actuelles suggèrent de poursuivre la double thérapie antiplaquettaire au-delà d'un an chez les patients présentant un faible risque de saignement.
CONCLUSIONS: Compte tenu des données disponibles actuellement et de la gravité d'une thrombose d'un tuteur, il apparaît prudent de maintenir la double thérapie antiplaquettaire pendant au moins un an et de poursuivre à vie la prise d'aspirine. La prise de la thiénopyridine pourra être prolongée au-delà d'un an sur la base du cas par cas selon la présence de facteurs de risque de thrombose de tuteur et de saignement. Chez les patients présentant un faible risque de saignement, la poursuite à vie de la double thérapie antiplaquettaire pourrait être raisonnable.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K647
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