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OBJECTIF: Revoir les données cliniques probantes de l'interaction rapportée entre les corticostéroïdes et les immunosuppresseurs dont notamment la cyclosporine, le tacrolimus, le mycophénolate sodique, et le sirolimus.
SOURCES D'INFORMATION: Une recherche dans la banque de données MEDLINE (1966–février 2008) a été effectuée avec les mots-clés suivants: corticostéroïdes, glucocorticoïdes, immunosuppresseurs, cyclosporine, tacrolimus, mycophénolate, sirolimus, interaction médicamenteuse, CYP3A4, p-glycoprotéine, y glucuronosyltransférase-UDP. Les bibliographies des articles identifiés ont été vérifiées pour tenter de cibler des références additionnelles.
SÉLECTION DE L'INFORMATION: Tous les articles de langue anglaise dont le sujet principal était l'interaction entre les corticostéroïdes et les immunosuppresseurs ont été retenus et révisés.
RÉSUMÉ: La cyclosporine, le tacrolimus, le sirolimus, et les corticostéroïdes partagent la voie métabolique du cytochrome P450 ainsi que le système de transport transmembranaire de la p-glycoprotéine. En général, les corticostéroïdes induisent le cytochrome P450 3A4 et la p-glycoprotéine; toutefois, quelques exceptions existent et l'impact net sur le régime immunosuppresseur d'un patient peut varier. Les corticostéroïdes démontrent aussi un effet inducteur sur les enzymes glucuronosyltransférases-UDP et la protéine 2 du gène MRP qui est elle-même impliquée dans la disposition du mycophénolate. Plusieurs succès thérapeutiques de sevrage des corticostéroïdes ont été rapportés; toutefois, il existe uniquement quelques études qui ont examiné les effets spécifiques du retrait des corticostéroïdes sur les régimes d'immunosuppresseurs. A ce jour, l'impact clinique du retrait des stéroïdes sur la cinétique des immunosuppresseurs n'est pas bien caractérisé et les publications à cet égard présentent des résultats contradictoires.
CONCLUSIONS: Bien que notre compréhension de l'impact clinique de l'interaction médicamenteuse entre les corticostéroïdes et les immunosuppresseurs soit limitée, il n'en demeure pas moins que les corticostéroïdes possèdent des effets inducteurs et inhibiteurs sur plusieurs voies communes métaboliques et de transport transmembranaire. Ces interactions complexes peuvent aisément justifier le monitorage des immunosuppresseurs afin de s'assurer de l'optimisation des traitements.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K628
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