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OBJECTIF: Faire le point sur les stratégies pharmacologiques et nonpharmacologiques utilisées pour le traitement des symptômes du syndrome prémenstruel (SPM) et du trouble dysphorique prémenstruel (TDPM).
SOURCES D'INFORMATION: Une recherche dans la banque de données MEDLINE sur OVID (entre 1950 et la troisième semaine de mars 2008) et la banque de données EMBASE, section Drugs and Pharmacology (toute année confondue) a été effectuée avec les mots-clés suivants: syndrome prémenstruel, trouble dysphorique prémenstruel, SPM, TDPM, traitement. Les bibliographies des articles identifiés ont été vérifiées pour tenter de cibler des références additionnelles.
SÉLECTION DE L'INFORMATION: Toutes les études cliniques, les études rétrospectives, et les rapports de cas pertinents publiés en langue anglaise ont été revus pour identifier les données d'efficacité et d'innocuité des traitements proposés pour le SPM/TDPM. L'information provenant d'articles de revue a aussi été incluse pour cette évaluation.
RÉSUMÉ: Les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) représentent un traitement efficace et sécuritaire du TDPM et sont actuellement recommandés comme agents de première intention lorsqu'une intervention pharmacologique est requise. La fluoxétine, la formulation à libération contrôlée de paroxétine, ainsi que la sertraline sont les seuls agents ayant une indication officielle reconnue par la FDA. L'inhibition de l'ovulation par des thérapies hormonales est aussi une approche alternative pour le traitement du TDPM lorsque les ISRS ou les agents psychotropes de deuxième intention ne sont pas efficaces. Toutefois, l'utilisation de ces thérapies hormonales est limitée par plusieurs effets indésirables. Les anxiolytiques, la spironolactone, et les antiinflammatoires nonstéroïdiens sont aussi des traitements d'appoint pour le soulagement des symptômes du SPM/TDPM. Malgré l'absence de données probantes, les modifications du style de vie et l'exercice sont recommandés pour toute femme qui souffre de SPM/TDPM et peuvent être suffisants pour soulager les symptômes d'intensité légère à modérée. Les suppléments vitaminiques, les produits naturels et les médecines alternatives ont été évalués dans le SPM/TDPM avec des résultats contradictoires. Des études cliniques contrôlées sont requises afin de mieux documenter l'efficacité et l'innocuité de ces différents produits et leur potentiel d'interactions médicamenteuses.
CONCLUSIONS: Les cliniciens doivent être à l'affût des symptômes du SPM/TDPM ainsi que des différentes options thérapeutiques qui s'offrent à eux pour le traitement de ces conditions médicales. Un tel traitement doit être basé sur les symptômes individuels des patients, des conditions médicales associées, et de la nécessité d'une méthode contraceptive.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1K673
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