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INTRODUCTION: Plusieurs essais cliniques ont démontré les avantages, suite à une chirurgie orthopédique importante (COI), d'administrer une anticoagulothérapie. Cependant, l'anticoagulothérapie des malades sur pieds n'est pas une pratique fréquente.
OBJECTIF: Cette analyse vise à quantifier, d'un point de vue tiers payeur, les résultats cliniques et économiques dans la vraie vie chez les patients recevant une prophylaxie anticoagulante par voie entérale ou parentérale pour prévenir une thrombose veineuse (TV) suite à une hospitalisation pour COI.
DEVIS EXPÉRIMENTAL: Une analyse rétrospective des données de la banque de données PharMetrics (1er janvier 2002–31 mars 2006) a été effectuée. La banque de données PharMetrics est une banque de données contenant les réclamations de plus de 90 organisations de gestion des soins, soit une population de 50 millions d'Américains. Elle est représentative de la population américaine en termes d'âge, de genre, et de répartition géographique. Les patients de plus de 18 ans ayant une période d'éligibilité d'au moins 9 mois (3 mois avant et 6 mois après la date index) qui ont reçu une anticoagulothérapie en situation ambulatoire ont été sélectionnés. Les patients ont été stratifiés selon qu'ils ont reçus une anticoagulothérapie par voie parentérale (dalteparin, enoxaparin, fondaparinux) ou par voie entérale (warfarine) et ont été assortis dans un ratio 1:1 selon des caractéristiques démographiques et cliniques.
RÉSULTATS: Un total de 12,724 patients ont été inclus (voie parentérale 6362; voie entérale 6362). À 90 jours, les patients ayant reçu une anticoagulothérapie par voie entérale avaient 20% plus de risque de développer une TV que ceux ayant reçu un agent par voie parentérale (7.4% vs 6.3%; p = 0.02, RR: 1.18; 95% IC 1.03 à 1.36). Aucune différence significative n'a été observée au niveau des saignements (<0.4%). Les coûts totaux moyens pour la période de 6 mois étaient significativement (p < 0.0001) plus élevés dans la cohorte par voie entérale que dans celle par voie parentérale ($18,039 vs $16,429). Les coûts pharmaceutiques plus élevés reliés à l'anticoagulothérapie par voie parentérale sont compensés par des économies au niveau des coûts médicaux.
CONCLUSIONS: Cette étude démontre que le risque de TV est aussi présent après la sortie de l'hôpital suite à une COI, et ce, même si une anticoagulothérapie est administrée. Les agents administrés par voie parentérale en situation ambulatoire peuvent réduire ce risque sans accroître le risque de saignement. Ces résultats confirment ceux observés dans les essais cliniques à répartition aléatoire et étend les évidences à la vraie vie. En dépit d'un coût d'acquisition plus élevé, les agents administrés par voie parentérale peuvent offrir des économies importantes aux patients et aux tiers-payeurs.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L113
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