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OBJECTIF: Réviser les publications de rapports de cas de syndrome neuroleptique malin (SNM) associé à l'utilisation d'un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les agents antipsychotiques de deuxième génération.
SOURCE DES DONNÉES: L'information a été extraite à partir d'une recherche en langue anglaise de la base de données MEDLINE (1950–mai 2008). Une recherche manuelle de tous les cas publiés et indexés dans MEDLINE (en anglais seulement) de SNM associé à des agents antipsychotiques de deuxième génération a aussi été effectuée.
SÉLECTION DES ÉTUDES ET EXTRACTION DES DONNÉES: L'information pertinente obtenue de tous les rapports de cas a été incluse, en particulier en ce qui concerne l'âge, le genre, l'antipsychotique de deuxième génération concerné, l'ISRS ou les autres anti-dépresseurs, le moment d'apparition des symptômes de SNM en relation avec les changements de la médication, le traitement du SNM administré ainsi que la réponse à ce dernier.
DONNÉES: Le SNM a été rapporté avec tous les agents antipsychotiques de deuxième génération. La contribution des mécanismes pharmacodynamiques et/ou pharmacocinétiques d'un traitement concomitant avec d'autres agents à l'augmentation du risque de développer un SNM n'est pas bien élucidée. Le mécanisme pharmacodynamique suggéré pour l'augmentation du risque de SNM par l'utilisation concomitante d'ISRS est un effet de la sérotonine sur la libération de la dopamine. La sérotonine inhibe la libération de dopamine et peut en conséquence aggraver un état hypodopaminergique induit par les antipsychotiques. Des facteurs pharmacocinétiques peuvent aussi contribuer au développement de certains cas de SNM en augmentant les concentrations d'antipsychotiques. Une évaluation des cas rapportés semblent indiquer qu'il existe une relation temporelle entre l'ajout de l'ISRS au traitement antipsychotique, au moins dans certains cas. Les cliniciens devraient rester alertes et surveiller, comme toujours avec les antispychotiques, l'apparition possible d'un SNM. Ils devraient aussi considérer l'augmentation possible du risque de SNM lorsqu'un ISRS est ajouté à un traitement antipsychotique de deuxième génération.
CONCLUSIONS: L'utilisation des ISRS en association avec des antipsychotiques de deuxième génération peut augmenter le risque de SNM.
Traduit par Marie-Claude Vanier
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L066
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