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OBJECTIFS: Revoir la littérature portant sur l'efficacité du dépistage génétique à déterminer une dose initiale appropriée de warfarine et les effets de cette intervention sur l'innocuité et l'efficacité du traitement.
SOURCES DES DONNÉES: Une recherche dans MEDLINE (1966–mai 2008) et dans la banque de données Cochrane (1993–mai 2008) a été effectuée avec les mots-clés suivants: warfarin, anticoagulation, pharmacogenomics, pharmacogenetics, CYP2C9, VKORC1, et interindividual variability, et se limitant aux références en anglais chez les humains. Des références additionnelles ont été obtenues à l'aide de la bibliographie.
SÉLECTION DES ÉTUDES ET EXTRACTION DES DONNÉES: Tous les articles de langue anglaise ont été revus. Les études ont été retenues si elles évaluaient l'efficacité du dépistage génétique visant à améliorer les résultats à l'initiation de la thérapie avec la warfarine.
SYNTHÈSE DES DONNÉES: La warfarine présente de nombreux défis dans la pratique clinique. Quatre études (n = 38, 48, 200, 297) ont évalué l'efficacité du dépistage génétique afin de déterminer le dosage initial de la warfarine. Les résultats démontrent que le temps nécessaire pour atteindre le RNI thérapeutique et le temps pour atteindre une dose stable de warfarine sont similaires quelque soit le génotype. Lorsque le dosage conventionnel de warfarine a été comparé à celui basé sur la pharmacogénétique, aucune différence n'a été observée entre les 2 groupes pour ces 2 mêmes variables de temps (41.5% contre 41.7%, aucune valeur de p rapportée). Des résultats similaires ont été rapportés dans une autre étude dans laquelle les 33.1% patients recevant un dosage conventionnel étaient à l'extérieur de leur RNI contre 30.7% chez les patients dont le dosage était estimé à l'aide de la pharmacogénétique (p = 0.47).
CONCLUSIONS: Il y a davantage de données qui supportent que des variances dans les allèles pour le CYP2C9 et VKORC1 constituent une source importante de la variabilité observée dans le dosage de la warfarine. La littérature disponible à ce sujet ne permet pas de démontrer de meilleurs résultats cliniques ou une innocuité et efficacité supérieure lorsque le dépistage génétique est utilisé. De ce fait, le dépistage génétique ne peut être pas recommandé de routine pour l'initiation de la thérapie avec la warfarine.
Traduit par Nicolas Paquette-Lamontagne
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L127
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