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INTRODUCTION: L'amiodarone est un antiarythmisant qui peut entraîner un dysfonctionnement de la thyroïde. Le diagnostic différentiel des 2 types de thyréotoxicose induite par l'amiodarone (TIA) est important pour la stratégie d'intervention.
RÉSUMÉ DU CAS: Une dame de 64 ans, porteuse d'un goitre nodulaire a progressé vers une thyréotoxicose environ 12 semaines après le début d'amiodarone pour traiter une fibrillation auriculaire. Une scintigraphie de la thyroïde a démontré un nodule chaud au niveau du lobe gauche. Aucun anticorps à la thyroglobuline et à la peroxydase thyroïdienne n'a été détecté alors qu'une élévation transitoire des anticorps aux récepteurs TSH a été observée. Une thérapie au propylthiouracile a été instituée après l'arrêt de l'amiodarone, mais la patiente a développé un érythème généralisé. Une thyroïdectomie a été effectuée quelques semaines plus tard et l'histopathologie était compatible avec un TIA de type 1 secondaire au goitre nodulaire toxique. Une évaluation systématique du lien de causalité suggère un lien probable entre la TIA et l'amiodarone et entre l'érythème et le propylthiouracile.
DISCUSSION: L'élévation transitoire des anticorps aux récepteurs TSH compliqua le diagnostic. La TIA de type 1 secondaire à un goitre nodulaire est rare et peut être associée à un début de TIA. Une surveillance de la fonction thyroïdienne dans les 3 mois suivant l'initiation d'une thérapie à l'amiodarone devrait être considéré.
CONCLUSIONS: La TIA de type 1 secondaire à un goitre nodulaire a rarement été rapportée. L'amiodarone devrait être évitée chez ce type de patients et une thyroïdectomie partielle pour enlever le nodule chaud devrait être considérée.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L347
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