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OBJECTIF: Décrire le cas d'un patient atteint d'une névralgie post herpétique (NPH) qui a présenté un soulagement significatif avec le topiramate, malgré l'échec de nombreux essais thérapeutiques antérieurs.
RÉSUMÉ DU CAS: Un patient, caucasien, de 79 ans, affecté de nombreuses conditions médicales co-morbides a développé une NPH sévère dans le territoire du nerf trijumeau. Cette névralgie nécessitait une thérapie analgésique avec des opiacés pour obtenir une analgésie adéquate. Le topiramate a été débuté après l'échec ou l'intolérance à 4 autres médicaments de la classe des antiépileptiques. Après 3 mois de traitement à une dose titrée jusqu'à 50 mg bid, le soulagement de la NPH était suffisant pour envisager un arrêt complet des opiacés. Le topiramate a été poursuivit à la dose de 50 mg bid et le soulagement a été maintenu, sans effets indésirables.
DISCUSSION: Le topiramate présente de nombreuses caractéristiques pouvant contribuer au soulagement de la douleur neuropathique, dont la modulation des canaux sodiques et calciques voltage-dépendants, la potentialisation de l'inhibition de la GABA, et un antagonisme des récepteurs AMPA/glutamate de kainite. Les recommandations placent le topiramate comme un médicament de troisième ligne dans le traitement de la douleur neuropathique, sur la base des études réalisées chez des patients atteints de neuropathique diabétique douloureuse et dans la douleur lombaire radiculaire. Une recherche exhaustive sur MEDLINE (1950–août 2008) avec les mots clés postherpetic neuralgia, neuralgia, et topiramate n'a permis de trouver qu'une seule publication de rapport de cas portant sur l'utilisation du topiramate dans le traitement spécifique de la NPH.
CONCLUSIONS: Bien qu'il soit impossible dans ce cas de départager un soulagement imputable au topiramate par rapport à une résolution spontanée de la douleur avec le temps, ce rapport suggère que le topiramate peut être utile dans le traitement de la NPH de patients n'ayant pas répondus ou intolérants aux autres médicaments. Des études additionnelles sont requises pour déterminer si le topiramate devrait être repositionné pour une utilisation plus précoce dans les recommandations sur le traitement de la NPH.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L470
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