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OBJECTIF: Décrire un cas d'hyperthermie récurrente induite par la clozapine et associée à une élévation de la protéine C-réactive.
SOMMAIRE DU CAS: Un homme de 73 ans ayant une démence à Corps de Lewy a été hospitalisé pour une psychose. Il a reçu de la clozapine et a présenté une hyperthermie bénigne associée à une élévation de la protéine C-réactive (PCR). La PCR est redevenue normale à l'arrêt de la clozapine. Cependant, après un nouvel essai de la clozapine chez ce patient, on a remarqué à nouveau une élévation de la PCR et une récurrence subséquente de l'hyperthermie.
DISCUSSION: Les auteurs émettent l'hypothèse que l'augmentation de la PCR et l'hyperthermie subséquente ont été causées par l'action de la clozapine sur le système de immunitaire modulé par les cytokines via l'interleukine-6 et le facteur de nécrose tumorale alpha, provoquant ainsi une réponse inflammatoire avec une phase aiguë. Ce cas est unique car il est le premier publié dans la littérature médicale où l'on rapporte une association entre une récurrence d'hyperthermie induite par la clozapine et les effets immunomodulateurs connus de la clozapine sur les cytokines et la PCR. Lorsque l'échelle d'évaluation de Naranjo est appliquée, le résultat est de 8 et il s'agit donc d'une réaction indésirable probable.
CONCLUSIONS: L'hyperthermie induite par la clozapine est généralement bénigne mais difficile à évaluer et à traiter car elle peut être confondue avec d'autres conditions plus graves. D'autres études sont nécessaires afin d'évaluer si la protéine C réactive est un outil utile pour prédire et aider à traiter l'hyperthermie induite par la clozapine.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L467
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