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RAPPEL: La pharmacie d'officine est de longue date considérée comme un canal approprié de délivrance de médicaments sans ordonnance et de conseils en santé. Les consommateurs traitent parfois eux-mêmes les symptômes de maladies bénignes mais leur capacité à le faire n'est pas établie. De nouvelles tendances donnent à penser qu'il existe une variété d'approches dans la délivrance de médicaments sans ordonnance dans les pharmacies. Les connaissances sur le sujet sont limitées et une exploration plus structurée est nécessaire.
OBJECTIFS: Cette étude a cherché à explorer la variété des réponses des pharmacies aux demandes de médicaments sans ordonnance par rapport à différents critères réglementaires, en analysant des données obtenues au moyen de méthodes par pseudo-patients.
MÉTHODES: Des personnes se présentant comme clients dans des pharmacies (pseudo-patients, patients simulés) ont demandé un parmi 3 médicaments spécifiques pouvant être obtenus sans ordonnance. Deux d'entre eux, l'ibuprofène et une spécialité pour le rhume et la grippe, pouvaient être vendus par quelque qualification d'employé en pharmacie que ce soit. Le troisième, une association antalgique contenant du paracétamol, de la codéine, et de la doxylamine nécessitait l'intervention d'un pharmacien pour le vendre (médicament sur délivrance d'un pharmacien). Les visites des pseudo-patients ont permis de mesurer le service fourni dans chaque pharmacie en observant si les équipes apportaient des prestations particulières telles que des conseils.
RÉSULTATS: Les réponses des équipes étaient généralement meilleures lorsque les pseudo-patients demandaient l'association analgésique nécessitant l'intervention d'un pharmacien. Les conseils sur les médicaments étaient prodigués verbalement à 84.9% des pseudo-patients réclamant cet analgésique contre 51.1% pour ceux demandant le médicament pour le rhume et la grippe. Des tendances similaires ont été observées pour d'autres prestations.
CONCLUSIONS: Il apparaît des types de comportements donnant à penser que les réponses en pharmacie varient selon le type de médicament demandé. Cela peut venir du fait que les pharmaciens et leurs équipes donnent la priorité aux médicaments ou aux prestations qu'ils considèrent comme plus pertinents dans une approche de gestion de risques. Ceci présente d'éventuelles implications pour la conception de futures règles. De nouvelles recherches basées sur un éventail de scénarios permettraient d'explorer plus complètement l'amplitude des prestations. Ceci servirait à identifier les médicaments qui suscitent une intervention professionnelle ainsi qu'à élaborer des programmes de formations ciblées.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L121
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