|
|
|
||||||||||
INTRODUCTION: Le traitement de l'hépatite C (VHC) est associé à des effets secondaires importants. L'amélioration de l'adhérence au traitement augmente la probabilité d'une réponse virologique soutenue (RVS). Malgré le peu de littérature supportant le recours à des pharmacies spécialisées, celles-ci sont actuellement utilisées pour améliorer les résultats auprès de patients infectés au VHC.
OBJECTIF: L'objectif de cette étude est de comparer les soins prodigués par une pharmacie spécialisée à ceux prodigués par une pharmacie communautaire quant aux résultats du traitement, à l'utilisation des ressources, et le recours à une médication supplémentaire.
MÉTHODOLOGIE: Une revue rétrospective de dossiers médicaux fut effectuée. L'issue primaire était la RVS; les issues secondaires étaient la durée de traitement, la réduction de la dose de traitement contre le VHC, le nombre d'appels téléphoniques effectués et le nombre de visites additionnelles nécessaires, et finalement, l'usage de médications supplémentaires.
RÉSULTATS: Cent quatre-vingt-dix-sept patients (197) furent identifiés (102 dans le groupe standard et 95 dans les pharmacies spécialisées). Aucune différence ne fut notée dans les données démographiques à l'exception d'une proportion plus importante d'afro-américains utilisant les pharmacies spécialisées. Globalement, la RVS fut observée chez 103/197 patients (52%); dans le groupe standard, la RVS fut de 57/102 (56%) alors que dans le groupe spécialisé, la RVS fut de 46/95 (48%). Aucune différence ne fut notée dans le taux de RVS (même en considérant les différences ethniques), dans le recours à une médication supplémentaire, dans le nombre d'appels téléphoniques ou des visites additionnelles, et dans les raisons pour cesser la thérapie VHC. Il y avait une plus grande incidence de réduction de doses de la thérapie VHC dans le groupe standard (45% vs 28%; p = 0.016).
CONCLUSIONS: Le recours à des pharmacies de soins spécialisés dans le traitement d'infections au VHC ne fut pas associé à des bénéfices supérieurs à ceux obtenus lors du recours à des pharmacies communautaires. Les patients utilisant les services d'une pharmacie spécialisée ont eu une incidence plus faible de réduction de doses d'interféron et/ou de ribavirine mais aucune différence ne fut observée entre les 2 groupes quant au taux de réponse à la thérapie, quant à l'utilisation de ressources additionnelles et quant au recours à une médication supplémentaire.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L227
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||