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OBJECTIF: Rapporter la survenue d'une insuffisance hépatique aiguë mortelle à la suite d'ajout de lévothyroxine au schéma posologique du sunitinib et de l'acetaminophène.
RÉSUMÉ DU CAS: Cette femme âgée de 57 ans qui a débuté un traitement par sunitinib pour une récidive d'une tumeur stromale gastro-intestinale métastatique présentait une stabilisation de la maladie et des fonctions hépatiques normales pendant 8 cycles de sunitinib 50 mg/jour pour 4 semaines suivi par un intervalle sans traitement de 2 semaines. Sa médication en continue a inclus de l'acetaminophène 4.5 g/semaine, mais également une médication type pour l'asthme. Afin de contrôler l'hypothyroïdisme avant le début du cycle 9 du sunitinib, elle a reçu de la lévothyroxine 50-150 µg/jour au cycle 8, et ceci pendant environ 30 jours. Au jour 4 du cycle 9, elle fut hospitalisée avec une élévation progressive circulatoire des taux d'enzymes hépatiques. En dépit de l'arrêt du sunitinib et de l'initiation d'un traitement adjuvant intensif, elle est décédée 4 jours après son admission. Lors de l'autopsie, le foie a mis en évidence une nécrose centro-lobulaire sévère avec une stéatose modérée à sévère et une invasion parenchymateuse minimale par le néoplasme. Les colorants viraux furent négatifs.
DISCUSSION: L'insuffisance hépatique a été rarement rapportée chez les patients recevant du sunitinib. Les résultats de l'autopsie ont exclu une évolution néoplastique de la maladie et une infection virale dans l'étiologie de l'évènement. Aussi, ce patient pourrait être décédé à la suite de l'association sunitinib-acetaminophène-lévothyroxine. Bien que le sunitinib ne fût pas plus qu'une possible hépatotoxine (méthode d'imputabilité au traitement-Roussel Uclaf) et qu'il ait pu même être hépatoprotectif contre la prise chronique d'acetaminophène (possible hépatotoxine) en engendrant un hypothyroïdisme régional à l'intérieur du foie, et ceci sur une période de quarante huit semaines, on a énoncé une hypothèse selon laquelle une correction de l'hypothyroïdisme hépatique généralement reconnu (avec la lévothyroxine orale comme possible hépatotoxine) et une réinitiation du traitement par sunitinib pourraient avoir provoqué une nécrose hépatique.
CONCLUSIONS: L'acetaminophène doit être utilisé avec une prudence particulière chez les patients recevant le sunitinib. Une grande prudence lors de la reprise du traitement ultérieur par sunitinib et un arrêt éventuel de l'acetaminophène est conseillé chez les patients traités avec le sunitinib et nécessitant une thérapie avec la lévothyroxine. En outre, une plus ample évaluation de cette possible interaction est justifiée.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L528
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