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HISTORIQUE: La varénicline est un agoniste partiel sélectif des récepteurs nicotiniques utilisé comme adjuvant pour la cessation du tabagisme. Les études cliniques effectuées afin d'obtenir l'autorisation de mise en marché de la varénicline ont montré qu'après 12 semaines de traitement, au moins 44% des patients ont cessé de fumer avec succès et, en moyenne, 13% des patients ont cessé le traitement en raison d'un effet indésirable (EI). Les données de surveillance post-commercialisation de plus en plus nombreuses montrent un lien entre l'utilisation de la varénicline et une augmentation des symptômes neuropsychiatriques.
OBJECTIF: Évaluer le profil d'innocuité, les symptômes psychiatriques spécifiques à la varénicline et son efficacité chez une population de vétérans et déterminer s'il existe un lien entre certaines données démographiques de base et le taux de succès.
MÉTHODOLOGIE: Cette étude est une revue rétrospective de mesures de performance impliquant des vétérans chez lesquels un traitement par la varénicline a été instauré. Les patients ont été contacté par téléphone durant le traitement et à 12 semaines pour effectuer un suivi sur l'efficacité. L'historique du tabagisme a été notée et des conseils ont été donnés sur la médication. La mesure de résultats primaire était la cessation du tabagisme entre les semaines 9 et 12 du traitement. Le profil d'innocuité de la varénicline et les taux d'abandon secondaires aux EI ont aussi été étudiés.
RÉSULTATS: Des 50 patients inclus dans l'étude, un total de 30% (n = 15) des vétérans ont abandonné le tabac et 70% (n = 35) ont eu un échec au traitement (manque d'efficacité, n = 22, intolérance, n = 13). La prévalence de maladies mentales dans le groupe à succès (4/15; 26%) vs le groupe d'échec (20/35; 57%) était statistiquement significatif (p < 0.001). Tous les patients qui ont cessé le traitement en raison d'une augmentation des changements dans l'humeur et le comportement (n = 4) présentait une maladie psychiatrique sous-jacente.
CONCLUSIONS: Cette étude montre un taux de succès plus faible et un taux d'abandon du traitement en raison des effets indésirables plus élevé chez une population de vétérans comparativement aux données connues avant la mise en marché. Une association inverse a été montré entre le succès du traitement et les troubles psychiatriques. Une initiation prudente du traitement et un suivi étroit des vétérans chez lesquels la varénicline est initiée est requis. De plus, les résultats de cette étude montrent le besoin d'études prospectives d'efficacité afin de préciser l'efficacité clinique de la varénicline.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L661
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