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HISTORIQUE: Les guides de traitement actuels pour l'usage des traitements antirétroviraux durant la grossesse recommandent que l'on offre aux femmes des traitements antirétroviraux combinés tels que prescrits chez les individus infectés par le VIH qui ne sont pas enceintes. Présentement, le risque d'augmentation des effets indésirables reliés à la prise de médicaments antirétroviraux est incertain.
OBJECTIF: Évaluer la fréquence et la sévérité des effets indésirables probablement causés par une thérapie antirétrovirale chez les femmes enceintes infectées par le VIH.
MÉTHODOLOGIE: Une analyse rétrospective a été effectuée chez les femmes enceintes infectées par le VIH qui ont reçu un traitement antirétroviral et ont accouché entre janvier 1997-février 2006. L'incidence d'effets indésirables maternels a été déterminée à l'aide d'une évaluation des données de laboratoires, d'examen physique documenté et rapport volontaire des patientes. Une échelle graduée de sévérité (ACTG) a été appliquée. La relation cause à effet a été jugée basée sur l'échelle de Naranjo et a été incluse si un lien de causalité était trouvé.
RÉSULTATS: Une cohorte de 103 femmes totalisant 133 grossesses résultant en un accouchement a été inclus dans l'analyse. Chez les 111 femmes pour qui un traitement antirétroviral a été prescrit, les régimes thérapeutiques incluaient 26 inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) seul, 40 inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), 44 régimes basés sur des inhibiteurs de la protéase (IP), et 1 combinaison IP/INNTI. Un total de 98 effets médicamenteux indésirables a été documenté pour 49 grossesses différentes. Les effets indésirables les plus fréquents étaient au niveau gastro-intestinal (n = 48), suivi de symptômes du système nerveux central (n = 15), de l'anémie (n = 15), des réactions cutanées (n = 8), et des enzymes hépatiques et pancréatiques élevés (n = 11). Les effets indésirables sévères incluaient les augmentations des enzymes hépatiques et pancréatiques (n = 3), la nausée et les vomissements (n = 3), et l'anémie (n = 2). Sept femmes ont requis un changement de traitement à la suite d'un effet indésirable.
CONCLUSIONS: Près de 7 effets indésirables ont été répertoriés pour chaque bloc de 10 grossesses dans cette cohorte de patientes. La majorité de ces effets indésirables était d'intensité faible à modérée. Le manque de toxicité à long terme peut être expliqué par la courte exposition aux agents anti-rétroviraux pour la majeure partie de ces femmes (deuxième et troisième trimestre). Bien que les effets indésirables aux médicaments n'aient pas posé de barrière majeure à l'emploi des antirétroviraux durant la grossesse, un suivi étroit des effets indésirables chez les femmes enceintes utilisant un traitement antirétroviral doit être maintenu.
Traduit par Chantal Guévremont
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L689
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