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OBJECTIF: Le droit de prescrire par des professionnels de la santé nonmédecins a été un tournant majeur dans le milieu de la santé au Royaume-Uni et a nécessité plusieurs changements de politiques et de pratiques. Peu de données quant à l'opinion du grand public face à de tels changements ont été colligées. L'objectif de cette étude est d'identifier le niveau de connaissance, les opinions et les attitudes du grand public quant au droit de prescription accordé aux professionnels de la santé non-médecins, en mettant une emphase particulière sur le droit de prescription des pharmaciens.
MÉTHODOLOGIE: Un questionnaire ayant fait l'objet d'une validation a été posté en novembre 2006 à un échantillon aléatoire de 5000 personnes âgées de 18 ans et plus, résidant en Écosse et faisant partie de la liste électorale officielle du Royaume-Uni. Le questionnaire couvrait les thèmes suivants: le niveau de connaissance quant au droit de prescription accordé aux professionnels de la santé qui ne sont pas médecins, le niveau de confort du public face aux différents professionnels de la santé non-médecins détenant un tel droit, et les opinions sur le droit de prescription accordé aux pharmaciens.
RÉSULTATS: Le taux de réponse au sondage a été de 37.1%. Plus de la moitié des répondants (56%, n = 978) savaient que des professionnels de la santé non-médecins avaient le droit de prescrire des médicaments. Ce niveau de connaissance augmentait avec l'âge des répondants (p < 0.001), la présence d'un professionnel de la santé dans la famille immédiate (p < 0.001), un niveau élevé de scolarité (p < 0.01), et une auto-évaluation satisfaisante de l'état de santé générale (p < 0.05). Selon une analyse logistique, tous ces facteurs ont été identifiés comme des éléments pouvant prédire de façon indépendante, ce niveau de connaissance. Le niveau de confort du public face au droit de prescription accordé aux non-médecins était le plus élevé pour les pharmaciens [médiane de 4, écart interquartile (EIQ) variant entre 3 et 5 sur une échelle où 1 est la valeur la plus faible et 5, la plus élevée] suivi par les infirmières et atteignant les plus faibles valeurs pour les techniciens en radiologie et les ergothérapeutes (médiane de 2, EIQ 1-4). Bien que plus de la moitié des répondants supportaient le concept de prescription par les pharmaciens, bien peu étaient d'accord à ce que les pharmaciens puissent prescrire autant de médicaments que leurs collègues médecins. Ce sondage a aussi permis de soulever certaines inquiétudes quant à un manque possible d'espace en pharmacie permettant un échange de données en toute confidentialité; ces soucis étant toutefois contrebalancés par une accessibilité accrue du pharmacien par rapport à d'autres professionnels de la santé.
CONCLUSIONS: Les résultats de cette étude indiquent que plus de la moitié des répondants était au courant du droit de prescription accordé aux professionnels de la santé qui ne sont pas médecins. Une grande proportion de ces répondants était confortable avec le droit de prescription accordé aux pharmaciens et aux infirmières. Plusieurs enjeux relatifs aux aspects de gouvernance clinique ont toutefois été identifiés, notamment quant à la gestion des données cliniques et quant à la formation continue.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L609
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R. J Hobson, J. Scott, and J. Sutton Pharmacists and nurses as independent prescribers: exploring the patient's perspective Fam. Pract., October 26, 2009; (2009) cmp070v1. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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