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OBJECTIF: Description et rapport d'un cas d'hypercalcémie maligne réfractaire associée à un carcinome urothélial métastatique de l'uretère gauche.
SOMMAIRE DU CAS: Un homme de 71 ans, se plaignant de faiblesse générale et de sueurs nocturnes durant les 3 derniers mois a été adressé aux urgences après révélation par analyse de routine d'une concentration corrigée de calcium sérique de 14.4 mg/dL. Consécutivement à l'administration intraveineuse de fluides cristalloïdes et de pamidronate ayant entraîné le retour à une calcémie normale, le patient a été laissé sortir. L'examen tomodensitométrique et la biopsie hépatique ont révélé un carcinome récurrent avec d'extensives métastases hépatiques. Le patient est revenu une semaine après sa sortie avec un niveau de calcium sérique de 13.9 mg/dL. Une décroissance initiale du calcium sérique a été observée après l'administration de fluides intraveineux, pamidronate, et calcitonine, mais cette normalisation a ralenti et s'est inversée dans les 3 jours. Une calcémie normale a été atteinte par administration d'acide zolédronique et le patient a été laissé sortir le 14ème jour. Le patient est décédé une semaine après sa sortie de complications sans rapport avec l'hypercalcémie.
DISCUSSION: L'hypercalcémie maligne est courante et associée à des séquelles potentiellement mortelles. Quatre mécanismes d'hypercalcémie maligne ont été reconnus à ce jour, dont la sécrétion ectopique tumorale de protéine liée à la parathormone (parathyroid hormone related protein ou PTH-rp) est la cause principale. Le traitement de l'hypercalcémie maligne repose sur 2 principes: traitement de la tumeur sous-jacente en même temps que réduction du calcium sérique. Les thérapies basées sur l'expérience comprennent: fluides cristalloïdes intraveineux avec ou sans diurétiques de l'anse, biphosphonates, calcitonine, nitrate de gallium, et corticostéroïdes.
CONCLUSIONS: Les thérapies utilisées pour ce patient ont inclus l'hydratation agressive, la calcitonine, et 3 séries de traitements distincts avec des biphosphonates intraveineux, avec des succès variables. L'utilisation d'autres agents potentiels a été explorée pour le cas d'une hypercalcémie non résolue. Ces thérapies demeurent des options viables en fonction des facteurs individuels du patient. A notre connaissance, aucune ligne directrice ni algorithme n'existe pour choisir entre modalités additionnelles dans le traitement de l'hypercalcémie maligne résistante.
www.theannals.com, DOI 10.1345/aph.1L313
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